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Critique de la raison pure
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Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes Amazon: #7066 dans Livres
- Publié le: 2004-07-07
- Langue d'origine: Français
- Reliure: Broché
- 584 pages
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Le monde n'est pas tel qu'il apparaît à nos sens : les couleurs n'existent pas dans les choses mais dans notre oeil ; si nous avions un sens en plus ou en moins, "notre" monde s'en trouverait modifié... Les modèles théoriques de la science, de leur côté, ne révèlent rien du réel situé au-delà des apparences sensibles et rendent seulement compte de l'ordre qui règne dans l'enchaînement de ces apparences. Ne disposons-nous donc vraiment d'aucun moyen pour lever le voile de nos sens et atteindre la connaissance du réel tel qu'il existe en lui-même ?
La Critique de la raison pure, publiée en 1781, en répondant par la négative, révolutionna la philosophie et l'engagea dans le travail du deuil de la vérité absolue. Le réel tel qu'il est et tel qu'il apparaît à Dieu, s'il existe, est inaccessible à la raison humaine. D'où vient alors l'ordre qui règne dans l'expérience et que les sciences formulent par leurs lois ? Il faut à Kant plus de 700 pages pour exposer sa réponse "transcendantale"...
La première grande critique de la métaphysique. Une lecture intimidante mais qu'on ne regrette pas d'avoir faite ! --Émilio Balturi
Quatrième de couverture
La Critique de la raison pure est le théâtre d'un retournement de perspective sans précédent dans l'histoire de la pensée. Il consiste très exactement en ceci : Kant pense d'abord la finitude, ensuite l'Absolu ou la divinité. La finitude, le simple fait que notre conscience soit limitée par un monde extérieur à elle, par un monde qu'elle n'a pas produit elle-même, est le fait premier, celui dont il faut partir pour aborder toutes les autres questions de la philosophie. C'est à partir de cette finitude qu'il convient de penser Dieu ou l'Absolu, et non l'inverse. Conséquence ultime de ce renversement : la prétention à connaître l'Absolu se trouve relativisée par rapport à l'affirmation initiale de la condition limitée de l'homme. La connaissance " métaphysique " va être dénoncée par Kant comme illusoire, parce que hors de portée de l'homme.
